
Deux maîtres conférenciers, très remarqués dans les milieux culturels, doivent présenter ce soir le grand Boris Vian, sa vie son œuvre.
Le public s’installe en hâte et attend les orateurs. Il semble y avoir encore quelques problèmes techniques à régler – nous dit-on - pour donner cette conférence dans les meilleures conditions.
Mais soudain, tandis que les spectateurs s’impatientent, les deux protagonistes entrent en scène et démarrent leur numéro dans un style parfaitement étonnant, déroutant. Sont-ils ceux que l’on attendait vraiment ? Que s’est-il donc passé en coulisses ? Comment cette soirée va-t-elle bien pouvoir évoluer ?
Durant une heure, deux comédiens rendent hommage au « Prince de Saint-Germain des Prés », à son humour aiguisé et ses pensées provocatrices. Une heure d’un fou rire incontrôlable et d’idées sur la vie, sur le monde et chacun d’entre nous. Le public est aussi acteur de ce spectacle hilarant, il joue son propre rôle tandis que les deux personnages perdent les manettes de leur conférence.
Dans ce premier spectacle, les acteurs nous présentent un artiste complet. Poète, ingénieur, conférencier, inventeur, parolier, chanteur, critique, musicien, scénariste, Vian sait tout dire. Anticlérical, antimilitariste, il est surtout un défenseur de l’homme libre. Mais aussi ce poète aux multiples talents manie la langue comme personne. Outre ses propos politiques et incisifs souvent, il s’amuse avec la parole tel un grand enfant, et cela nous parvient. Ce trompettiste a le sens de la musicalité de la langue, cela se sent, cela est grand.
« Je me demande si je ne suis pas en train de jouer avec les mots. Et si les mots étaient faits pour ça ? »
Boris Vian